Nouveau gouvernement : Ladji Bourama dit non
Le Rassemblement pour le Mali a tenu ce week-end ses journées parlementaires. Il s’agissait donc pour les Tisserands à la veille de l’ouverture de la session parlementaire consacrée à la discussion de la Loi des Finances, d’enseigner des cours magistraux à ses élus parlementaires en vue de les préparer à leurs nouvelles missions durant leur mandat de dépités. Pour ce faire, six thèmes étaient au centre de ce retour au banc de la dizaine de dépités du parti et présentés par des professeurs de droit et avocats.
Attendu pour donner le ton de l’ouverture des débats, le président du parti, Ladji Bourama, n’a pas manquer de faire un discours remarqué qui tranche avec toute cette politique de faire les yeux doux au régime en place. Pour l’ancien titulaire du perchoir, l’heure de la récréation est finie avec le régime qui en a cure des respects des jeux démocratiques et de la tradition républicaine. C’est pour mettre un terme à cette pratique de Rue publique bananière que le RPM, depuis son exclusion du bureau de l’Assemblée Nationale lors de son renouvellement en 2005, a inscrit son action dans l’opposition parlementaire. Un rôle de sentinelle que le RPM, malgré sa minorité à la chambre des représentants, assumera en toute responsabilité au nom du peuple malien et de l’ancrage démocratique dans notre pays. Pour l’aboutissement de cette mission, Ladji Bourama a été on ne peut plus clair : «Le RPM sera toujours au rendez-vous chaque qu’il s’agit de la défense des intérêts supérieurs de la Nations. Pour cela, le RPM ne fera aucune concession, ni compromission avec qui que ce soit ». Dans la foulée, le n°1 des Tisserands n’a pas cessé de s’arrêter un instant sur les intrigues, les coups bas et toutes les manœuvres déstabilisatrices qui ont été employées contre le RPM pour l’empêcher d’engranger un score à hauteur de son poids politique. Malgré toute cette dépense d’énergie à vouloir humilier le RPM, le parti est resté débout et digne. IBK est allé loin en déclarant que le RPM sans dépité à l’Assemblée Nationale, cela n’aurait rien changé à sa mission et à son amour pour le pays. Une manière pour lui de rappeler à ses détracteurs qu’au RPM, seul compte le Mali. Par ailleurs, la tenue des présentes journées parlementaires qui ont coïncidé avec la démission de l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi MAIGA, et la nomination de Modibo SIDIBE comme futur chef du gouvernement, a été l’occasion pour Ladji Bourama de donner le ton de ses futures relations avec le nouveau gouvernement. « Nos relations seront cordiales et empruntes de respect mutuel », a-t-il déclaré. Cependant, il a tenu à mettre les point sur les « i » : « Qu’il soit clair : nous seront sans complaisance quand il s’agit de l’analyse politique, sociale et économique du pays ».
Par N’Demba